Les jeunes fument de moins en moins : une bonne nouvelle… à nuancer

Le tabac attire de moins en moins les jeunes.
C’est ce que confirment à la fois plusieurs articles récents et les dernières données de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.

Mais derrière cette tendance positive, certains points de vigilance persistent.


Une baisse nette du tabagisme chez les jeunes

Les résultats de l’enquête EnCLASS 2024 montrent une diminution importante du tabagisme chez les collégiens et les lycéens.

  • 7,7 % des collégiens et 30,6 % des lycéens ont déjà fumé une cigarette
  • le tabagisme quotidien concerne 0,9 % des collégiens et 5,6 % des lycéens

Sur le long terme, la baisse est marquée :

  • expérimentation divisée par 4 chez les collégiens
  • divisée par 2 chez les lycéens
  • tabagisme quotidien divisé par 5 chez les lycéens

Une évolution qui traduit un changement profond du rapport au tabac chez les jeunes générations.


Un désintérêt qui s’inscrit dans une tendance globale

Cette baisse concerne aussi d’autres substances comme le cannabis, dont les usages diminuent également chez les adolescents

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette évolution :

  • politiques de prévention
  • hausse des prix du tabac
  • évolution des normes sociales
  • perception accrue des risques

Le tabac apparaît aujourd’hui moins attractif qu’auparavant.


Mais de nouveaux usages émergent

Si la cigarette recule, d’autres formes de consommation se développent.

L’enquête souligne notamment :

  • une diffusion importante de la cigarette électronique
  • une progression de son usage quotidien chez les lycéens

Chez les lycéens, le vapotage peut désormais dépasser le tabagisme quotidien.


Des inégalités qui persistent

Malgré ces évolutions positives, la baisse des consommations n’est pas homogène.

Les données montrent que :

  • les usages restent plus fréquents dans certains contextes sociaux
  • les conditions de vie influencent fortement les comportements

Le tabac reste un marqueur d’inégalités de santé.


Quelle place pour la pair-aidance ?

Ces résultats rappellent que la prévention ne peut pas reposer uniquement sur des messages généraux.

La pair-aidance peut contribuer à :

  • rendre les messages plus accessibles
  • mieux prendre en compte les réalités de vie
  • favoriser le soutien entre pairs

Elle constitue un levier complémentaire pour accompagner les jeunes et réduire les inégalités.


À retenir

Le tabagisme des jeunes diminue nettement en France, ce qui constitue une évolution encourageante.

Mais :

  • de nouveaux usages apparaissent
  • les inégalités persistent

Adapter les actions de prévention et d’accompagnement reste essentiel.