Caractéristiques des personnes prises en charge dans les CSAPA en 2022

Ce bilan confirme les tendances déjà observées par le passé, dont les niveaux toujours bas d’adressage de la médecine de ville, la consommation d’alcool comme le motif le plus fréquent de consultation et les disparités démographiques nettes en fonction du produit consommé.

Depuis 20 ans, l’OFDT analyse les données des patients en CSAPA, structures dédiées aux addictions. Créé en 2005, le dispositif RECAP suit l’évolution de la file active pour éclairer les politiques publiques.

En 2022, 270 CSAPA sur 500 ont recensé plus de 179 000 patients, dont 49 % de nouveaux venus. L’étude confirme des tendances déjà observées, notamment :

Les niveaux toujours bas d’adressage de la médecine de ville :

La plupart des patients (47 %) consultent un CSAPA de leur propre initiative, tandis que 19 % y sont envoyés par la justice et 8 % par un médecin généraliste.

La consommation d’alcool reste le premier motif de prise en charge : 

En 2022, l’alcool reste la principale raison de prise en charge, touchant près de la moitié des patients. Le cannabis concerne 17 % des consultations, les autres drogues illicites 22 %, le tabac 6 %, et les addictions sans substance (jeux d’argent, cyberdépendance, troubles alimentaires, etc.) 5 %.

Disparités démographiques en fonction du produit :  

L’âge moyen des patients est de 41,2 ans, mais ceux consultant pour le cannabis sont plus jeunes (29,4 ans) et fréquemment orientés par la justice (40,6 %).

Source : OFDT

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